Historique

 

Au début du 20e siècle, David Tremblay fondait une petite scierie à  Delisle. Quelques années plus tard, il vendait celle-ci pour se relocaliser à Ste-Monique au nord d'Alma au Lac-Saint-Jean, où il acquérait une autre scierie. Il s'agissait alors d'une petite scierie familiale à vocation locale et régionale, comme en comptait une multitude de petits villages au Québec.  Au fil des ans la relève se formait, et vers le milieu du siècle, son fils Thomas-Louis prenait la direction de l'entreprise. En plus du sciage de résineux, les opérations comprenaient également le sciage de feuillus et la fabrication de produits tels que les boîtes servant pour les bleuets.

 

Les opérations reposaient alors principalement sur des membres de sa famille, à qui il a transmis le goût de la forêt et du travail du bois dès leur jeune âge. Il était courant de voir alors les enfants venir assister leur père et grand-père au retour de l'école et durant les vacances.

 

Progressivement, les goûts de chacun se sont précisés, les conduisant à  se spécialiser dans des domaines spécifiques tels que les opérations forestières, la fabrication et l'entretien d'équipements de moulins à  scies, et le transport du bois, plusieurs possédant même leur propre entreprise offrant de l'emploi à de nombreux travailleurs.

 

Parallèlement, Thomas-Louis impliquait de plus en plus ses enfants dans la gestion des opérations du moulin. C'est alors que la vocation de la scierie dans le sciage du feuillu s'est amorcée, la compagnie en venant à  donner des lettres de noblesse à une essence jusqu'alors négligée, soit le peuplier.

 

En 1984, Claude et Jean-Paul Tremblay acquéraient l'usine de Scierie Audehou au Lac Bouchette et relançaient les opérations, arrêtées depuis plusieurs années, sous le nom de Scierie L.B. Inc., en spécialisant celle-ci dans le sciage de peuplier.

 

Ces 2 scieries ont participé conjointement au développement du marché du peuplier, leur production en venant à  représenter environ 22% de la transformation totale de sciage de peuplier au Québec. 

 

A la fin des années 1980, une compagnie voyait le jour dans la région de Montréal, Les Produits Forestiers T.L.B. Inc. Une entente était alors conclue avec cette dernière pour la mise en marché du bois de sciage des deux scieries, de même que pour le bois de sciage de peuplier d'autres scieries au Québec.

 

Cette force de vente aura permis de développer le marché d'exportation ainsi que promouvoir l'utilisation de la fibre de peuplier pour de nouvelles utilisations, dont la fabrication de palettes, de bâtons de hockey, de planches à  neige, de cercueils, etc.

 

En 1994, Thomas-Louis Tremblay décédait à  l'âge de 75 ans dans un accident de circulation. Il était alors toujours actif dans les opérations de la scierie. Jean-Paul Tremblay prenait à  ce moment la présidence et la direction de la compagnie.

 

En 1996, Scierie L.B. Inc. vendait son usine de Lac Bouchette à  Panneaux Chambord Inc. et entreprenait avec Scierie Thomas-Louis Tremblay un ambitieux projet d'immobilisation, visant l'adaptation de l'usine pour le sciage de bouleau en intégrant entièrement une deuxième transformation à  l'opération première de sciage, ce qui constituait une première au Québec.

 

À l'exception de quelques régions du Québec où nous retrouvons un inventaire forestier de bouleau de qualité pour le déroulage et le sciage, peu de scieries se sont spécialisées dans cette essence, celles l'ayant fait opérant dans l'ensemble à des volumes plus restreints. Le faible diamètre du bouleau au Saguenay–Lac-Saint-Jean aura été la cause première de sa non-exploitation pour le sciage dans le passé, malgré une disponibilité de cette essence.

 

Par cette première phase, Scierie Thomas-Louis Tremblay Inc. est devenue la plus grosse scierie de bois franc opérant dans une seule essence au Québec et parmi les plus grosses scieries de bois franc au Québec toutes essences confondues.

 

À l'été 1999, Scierie Thomas-Louis Tremblay Inc. réalisait une 2ième phase visant à  développer et intégrer la vision artificielle aux opérations de sciage et de débitage, ce qui constitue une première à  l'échelle mondiale. L'évolution technologique d'avant-garde qu'a connu la compagnie au fil des ans aura été rendue possible par l'expertise que celle-ci a acquise dans la conception et la fabrication d'équipements performants spécifiquement adaptés au sciage de feuillus. 

 

Les buts alors visés sont une économie de fibre, une optimisation de la récupération de bois de grade, une plus grande standardisation de la qualité de production, ainsi qu'une rapidité d'exécution permettant un meilleur équilibre entre la recherche de volume et la qualité de production.

 

Suite à  un incendie dans l'entre-toît de son usine en 2001, lequel n'affecta pas ses équipements, la compagnie décidait alors de se doter d'un immeuble moderne pour abriter ses opérations et faciliter leur progression. 

 

Les Séchoirs Ste-Monique inc. a été incorporé le 15 mai 2002 en vue de l'implantation d'une usine de séchage de feuillus et de fabrication de composantes avancées et de panneaux (3ième transformation). La construction des installations a débuté à l'automne 2002, les séchoirs ayant été mis en opération en février 2003.  L'aménagement des installations de transformation s'échelonnera jusqu'à  la fin de l'année 2003, les opérations de transformations devant débuter au début 2004. La création de cette entreprise a permis de développer une expertise de séchage de feuillus durs (bouleau) ainsi que de développer la 3ième transformation de cette même essence au Saguenay-Lac-St-Jean. En 2006, suite à  une restructuration, les deux compagnies, Scierie Thomas-Louis Tremblay et Séchoirs Ste-Monique, ont été fusionnés en une seule entité, Industries T.L.T..  D'une petite entreprise familiale, Industries T.L.T. . a su progresser pour devenir et se maintenir parmi les scieries d'avant-garde, permettant de l'emploi à plus de 125 travailleurs de la région, sans parler des emplois indirects reliés à la forêt et au transport, cela représentant près de 350 travailleurs.

 

Enfin, par une politique d'achat favorisant les achats en région, Industries T.L.T. participe au maintien de nombreux autres emplois au niveau de la vente au détail et commerciale, de même qu'au niveau d'entreprises de fabrication.

 

Le rayonnement d’Industries T.L.T. s'est ainsi étendu au fil des ans à l'extérieur de notre région, devenant ainsi un partenaire dans le développement économique de celle-ci.